Puits et installation septique

 

L’achat d’une maison avec un puits et une installation septique

En milieu rural, bien des maisons ne sont pas raccordées au réseau municipal d’approvisionnement en eau et d’évacuation des eaux usées. Les propriétaires de ces habitations doivent donc compter sur des puits privés ou partagés comme source d’eau potable et sur des installations septiques individuelles pour traiter et éliminer leurs eaux usées. Les propriétaires doivent s’assurer que l’eau de leur puits est bonne à boire et que leur puits et leur installation septique sont bien entretenus. Un puits ou une installation septique défectueux peut poser un risque pour la santé de votre famille et de vos voisins, et il peut être coûteux d’effectuer les réparations requises ou de procéder à un remplacement. Il est donc important d’inspecter minutieusement le puits et l’installation septique avant même d’acheter une maison. Ce document décrit le fonctionnement des puits et des installations septiques et explique comment en faire l’inspection.

Les puits

Quand vous achetez une maison équipée d’une source privée d’approvisionnement en eau (un puits), il faut prendre trois éléments en considération :

  • le puits
  • la quantité d’eau accessible
  • la qualité de cette eau

Les types de puits

Il existe trois types de puits courants : creusés, forés à la tarière et forés à la sondeuse.

Les puits creusés et les puits forés à la tarière (de 60 à 120 cm/24 à 48 po de diamètre) produisent de l’eau à partir d’un aquifère peu profond (c’est-à-dire à moins de 15 m/50 pi sous la surface du sol). Cette eau est plus susceptible d’être contaminée par des infiltrations d’eau de surface et de subir des pénuries (voir la figure 1). Un aquifère est une formation géologique suffisamment perméable pour fournir une grande quantité d’eau lorsqu’elle est traversée par un puits. Un autre type de puits est utilisé pour les aquifères superficiels : le puits à pointe filtrante (2,5 à 5 cm/1 à 2 po de diamètre). Il comprend une pointe en acier forgé, une crépine et un court tronçon de tube fileté foncé dans du sable ou du gravier aquifère.

Figure 1 : Puits creusé

Les puits forés à la sondeuse (de 10 à 20 cm/4 à 8 po de diamètre) sont utilisés pour atteindre les aquifères situés profondément dans le sol (de 15 à plus de 60 m/50 à plus de 200 pi de profondeur). Ils sont les plus coûteux à réaliser, mais ils procurent habituellement une source d’eau potable plus sûre (voir la figure 2).

Figure 2 : Puits foré à la sondeuse

Caractéristiques communes des différents types de puits :

Tubage – Structure qui recouvre le trou d’un puits et l’empêche de s’effondrer. Il peut être fait d’acier, d’anneaux de béton ou d’une ouverture forée directement dans le substratum rocheux.

Admission d’eau – Ouverture permettant à l’eau d’entrer dans le puits par sa partie inférieure. Une crépine peut y être placée pour empêcher les particules fines d’entrer dans le puits. On peut également y installer un clapet de pied (clapet de retenue) afin de maintenir l’installation amorcée et pressurisée.

Équipement de pompage – Pompe, tuyaux et raccords électriques requis pour pomper l’eau entre le puits et l’habitation, et réservoir sous pression destiné à maintenir une pression d’eau constante dans la maison. Des pompes submersibles sont habituellement utilisées pour les puits forés à la sondeuse, tandis qu’on utilise des pompes centrifuges pour les puits de surface, lesquelles sont situées à l’extérieur du puits, la plupart du temps dans un sous-sol ou une station de pompage.

Protection de surface – Empêche l’eau et les contaminants de surface de pénétrer dans le puits. Exemples : zone d’étanchéité aménagée autour du tubage (scellement périmétrique), couvercle de puits situé de 0,3 à 0,4 m (12 à 16 po) au-dessus du sol, et monticule de terre autour du sommet du tubage du puits afin de repousser l’eau de pluie.

Liste de vérification pour l’inspection d’un puits

Le puits doit être inspecté avant l’achat de la propriété. En cas de problème concernant l’état du puits (étanchéité altérée, tubage affaissé), communiquez avec un entrepreneur spécialisé autorisé pour le faire corriger. Consultez les Pages JaunesMC à la rubrique « Puits – Creusage et service » pour trouver un entrepreneur autorisé dans votre région.

Registre de puits – Vous pouvez obtenir une copie du registre de puits auprès du propriétaire ou du ministère provincial responsable de l’environnement. Ce document doit préciser l’emplacement du puits, la date et la profondeur du forage, le diamètre du puits, le niveau d’eau statique, le niveau de pompage, le débit de pompage recommandé de même que le calage recommandé de la pompe.

Emplacement – Un puits doit être situé à au moins 15 m (50 pi) de toute source de contamination si le tubage est étanche à l'eau jusqu'à une profondeur de 6 m (20 pi); dans le cas contraire, la distance séparatrice doit être d'au moins 30 m (100 pi). Les sources de contamination sont les suivantes : installations septiques, fosses à fumier, réservoirs de combustibles, champs agricoles (ruissellement d'engrais où de fumier), voies de circulation (ruissellement des sels de voirie). Les puits doivent être situés à au moins 15 m (50 pi) d’un cours d’eau (voir figure 3).

Couvercle du puits – Le couvercle doit être à une hauteur d'au moins 0,3 m (12 po) du sol. Le couvercle du puits et son joint d'étanchéité doivent être bien en place et étanches à l'eau. Un couvercle verrouillable procure une certaine sécurité additionnelle contre un accès inopportun au puits. On place un bouchon sur les puits forés à la sondeuse et un couvercle sur les puits creusés. Les deux types doivent être inspectés.

Tubage du puits – Le tubage ne doit présenter aucune fissure ni aucun affaissement. Le sol doit être aménagé en pente descendante autour du tubage.

Drainage – Les eaux de surface doivent s'écouler à l'écart du puits et ne doivent pas s'accumuler autour du tubage.

Pompe du puits – La pompe et les canalisations de distribution doivent être en bon état.

Zone tampon gazonnée – Une zone gazonnée d'au moins 4 m (12 pi) de largeur doit être entretenue autour de l'ouverture du puits. Cette zone tampon ne doit pas être fertilisée ni traitée avec des pesticides.

Puits abandonnés – Tous les puits abandonnés sur une propriété doivent être mis hors service (c'est-à-dire bouchés) par un entrepreneur autorisé. Demandez au propriétaire s'il y a un puits abandonné sur les lieux et s'il a été mis hors service conformément aux règlements en vigueur.

À l'intérieur de la maison – Cherchez la présence de sable ou de gravier dans le fond de l'évier, ce qui pourrait indiquer que la crépine du puits est corrodée. Regardez si la jauge du réservoir sous pression indique bien entre 250 et 400 kPa (40 et 60 psi). Assurez-vous que le clapet de pied (clapet de retenue) est capable de supporter la pression de l'installation en n'utilisant pas d'eau pendant 30 à 60 minutes et en surveillant la jauge de pression. La pression ne devrait pas baisser et la pompe ne devrait pas se mettre en marche pendant cette période de non-utilisation.

Figure 3 : Distances séparatrices relatives au puits

Quantité d’eau

Les puits tirent l’eau des aquifères, des zones de sol ou de roc perméable saturées d’eau. Certains types de sol font de bons aquifères, comme le gravier et le substratum rocheux fracturé, qui sont capables de soutenir de bons débits de pompage, alors que d’autres sols font plutôt de piètres aquifères, tels que le sable limoneux et l’argile, qui ne se prêtent pas bien au pompage à débit élevé.

Les puits peuvent s’assécher pour les raisons suivantes :
  • Le débit de pompage est plus élevé que la vitesse de recharge de la nappe souterraine.
  • La nappe aquifère (niveau où le sol est saturé d’eau) a baissé sous le niveau d’admission d’eau de la pompe.
  • La crépine du puits est obturée par du sable fin, une précipitation d’origine chimique, un encrassement causé par des bactéries ou de la corrosion.
  • Si l’évent d’un puits se bloque, il peut s’ensuivre une dépressurisation (dans le puits) durant le pompage de l’eau, laquelle peut entraîner une réduction du débit, voire un arrêt complet de la pompe.

En cas de problème d’alimentation en eau, il est recommandé de faire appel à un entrepreneur spécialisé autorisé. Les solutions possibles sont l’économie de l’eau dans la maison, le forage d’un puits plus profond, le nettoyage de la crépine encrassée, ou le remplacement du tubage ou de la crépine du puits s’ils sont corrodés. Le coût de la réparation doit être pris en considération au moment de négocier le prix de vente de la maison.

Trois sources d’information peuvent aider une personne à déterminer si un puits peut produire suffisamment d’eau :
  • les résidants de l’endroit
  • le registre de puits
  • l’essai de reprise d’eau

Résidents de l’endroit

La meilleure façon de savoir si l’approvisionnement en eau est suffisant est de demander au propriétaire, à ses voisins ou à des foreurs de puits locaux s’ils ont éprouvé des problèmes d’assèchement de puits sur la propriété et dans le secteur. En général, les puits de surface sont plus vulnérables aux pénuries d’eau que les puits profonds, étant donné que les puits de surface tirent l’eau des aquifères superficiels, dont le volume d’eau peut fluctuer considérablement en fonction de la quantité des précipitations.

Registre de puits

Procurez-vous une copie du registre de puits auprès du propriétaire précédent ou du ministère provincial responsable de l’environnement. Le niveau de pompage de l’eau indique si le puits est profond ou non (un puits de moins de 15 m/50 pi de profondeur est considéré comme un puits de surface). Le débit de pompage recommandé doit être supérieur à 14 L/min (3,6 gal US/min).

Essai de reprise d’eau

Il est possible d’engager un entrepreneur autorisé pour qu’il procède à un essai de reprise d’eau qui consiste à pomper l’eau d’un puits pour ensuite lui laisser le temps de se réapprovisionner. Cet essai peut vous aider à déterminer combien d’eau vous pouvez tirer d’un puits. On devrait pouvoir pomper 14 L d’eau/min (3,6 gal US /min) pendant 120 minutes, ou 450 L/personne/jour (119 gal US/personne/ jour). Source : Ministère de l’Environnement de l’Ontario, méthode D-5-5, 1996.

Liste de vérification pour la quantité d’eau

Demandez au propriétaire, à ses voisins ou à des foreurs de puits locaux s'ils ont éprouvé des problèmes d'assèchement de puits sur la propriété ou dans le secteur.
Vérifiez la profondeur du puits et le débit de pompage en consultant le registre de puits. Un puits de surface est plus susceptible de s'assécher en période de sécheresse.
Au besoin, faites faire un essai de reprise d'eau par un entrepreneur spécialisé autorisé.

Qualité de l’eau

La qualité de l’eau de puits est très importante. Une eau de piètre qualité peut entraîner des problèmes de santé, avoir mauvais goût et dégager une odeur désagréable. Elle peut nécessiter des systèmes de traitement coûteux ou l’achat à prix fort d’eau embouteillée. L’eau d’un puits peut être contaminée par des bactéries et des substances chimiques. Les sources de contamination les plus fréquentes sont l’infiltration des effluents provenant d’une installation septique, de fumier, d’excréments d’animaux familiers, de produits de voirie ainsi que de substances chimiques dissoutes présentes naturellement dans la nappe phréatique, telles que le calcium, le soufre, les chlorures ou le fer.

Échantillonnage de l’eau

Votre offre d’achat devrait toujours inclure une clause selon laquelle la vente est conditionnelle à une analyse satisfaisante de la qualité de l’eau. Idéalement, il faudrait prélever trois échantillons d’eau, à environ une semaine d’intervalle. L’un des échantillons devrait être prélevé après un orage, soit lorsque la contamination des eaux de surface est le plus probable. Dans la mesure du possible, effectuez le prélèvement vous-même. L’analyse des trois échantillons doit mesurer les coliformes totaux, la bactérie E. coli, et les nitrates tandis que l’un des échantillons doit servir à mesurer le sodium, la dureté de l’eau, les sulfates, les chlorures, le plomb, le fer, le manganèse et le pH. Demandez au laboratoire de vous fournir les normes relatives à l’eau potable en même temps que les résultats. Des analyses supplémentaires peuvent porter sur les métaux , les pesticides, si le puits se trouve en milieu agricole où il se fait un usage important de pesticides; l’essence et les solvants, si le puits est situé à proximité d’une station service ou d’un parc industriel.

Communiquez avec le bureau local de la santé publique pour savoir où vous procurer des bouteilles stériles appropriées et à qui apporter vos échantillons d’eau pour les faire analyser. Dans certaines provinces, il n’en coûte rien pour faire détecter la présence de bactéries et de nitrates par l’entremise du bureau local de la santé publique ou des bureaux du ministère provincial responsable de l’environnement, alors que les paramètres additionnels devront être analysés par un laboratoire privé à vos frais.

Dans la mesure du possible, les échantillons devraient être prélevés à partir d’un robinet situé entre la pompe du puits et tout appareil de traitement de l’eau et(ou) le réservoir sous pression. Suivez les instructions figurant sur le formulaire de soumission de l’échantillon pour savoir comment procéder au prélèvement.

Résultats de l’analyse – que signifient-ils?

Si les concentrations sont plus élevées que les limites données ci-dessous, consultez un fournisseur de systèmes de traitement afin de déterminer s’il existe une technique de traitement appropriée. Il est préférable d’obtenir plusieurs soumissions.

Indicateurs de salubrité

Escherichia coli (E. coli) ou coliformes fécaux

On trouve ces bactéries seulement dans l’appareil digestif des humains et des animaux. Leur présence dans l’eau de votre puits résulte habituellement d’une contamination par du fumier ou par des eaux usées humaines provenant d’une source proche comme une installation septique ou des champs agricoles. La consommation d’une eau contaminée par E. coli ou par des coliformes fécaux provoque des douleurs gastriques et(ou) de la diarrhée ainsi que d’autres problèmes. Elle peut même entraîner la mort. La norme pour l’eau potable relative à E. coli et aux coliformes fécaux est de
0 nombre/100 mL. Une valeur de 1 ou plus indique que l’eau n’est pas sûre pour la consommation.

Coliformes totaux

Ce groupe de bactéries est toujours présent dans le fumier et les eaux usées, mais il se trouve aussi naturellement dans le sol et sur la végétation. La présence de ces bactéries dans votre eau peut indiquer que l’eau de surface s’infiltre dans votre puits. Un nombre de coliformes totaux de 1 à 5 laisse supposer que la qualité de l’eau est douteuse, alors qu’une valeur supérieure à 5 révèle que l’eau n’est pas potable.

Nitrates

La présence de nitrates dans votre eau de puits résulte habituellement d’une infiltration d’engrais pour terrains résidentiels ou agricoles ou de l’effluent d’une installation septique. Les bébés âgés de moins de six mois peuvent devenir malades s’ils boivent une préparation pour nourrissons apprêtée avec de l’eau renfermant une forte teneur en nitrates (supérieure à 10 mg/L). Si vous avez un enfant de moins de six mois, il est recommandé d’utiliser de l’eau embouteillée.

Chlorure de sodium/de potassium

Les personnes qui suivent une diète à faible teneur en sodium (sel) doivent consulter leur médecin si le niveau de sodium dans leur eau de puits excède 20 mg/L. Les adoucisseurs d’eau domestiques utilisent habituellement du chlorure de sodium, ce qui accroît la teneur en sodium de l’eau de consommation. À la place, il est possible de recourir à du chlorure de potassium pour adoucir l’eau. Toutefois, les personnes qui souffrent d’hypertension, d’une maladie rénale ou de défaillance cardiaque doivent consulter leur médecin avant de consommer de l’eau à forte teneur en sodium ou en potassium. On peut toujours mettre en place une installation d’alimentation en eau distincte (qui ne passe pas par l’adoucisseur d’eau) pour la consommation et la cuisine si la présence de sodium ou de potassium s’avère problématique pour la santé.

Sulfates

À des concentrations supérieures à 500 mg/L, les sulfates peuvent avoir un effet laxatif et donner un goût amer à l’eau.

Plomb

La présence de plomb dans l’eau est souvent liée à l’emploi de tuyaux en plomb. Des concentrations d’à peine 0,01 mg/L suffisent à causer des problèmes de santé à long terme.

Indicateurs esthétiques

Dureté

La dureté mesure la présence de calcium et de magnésium dans l’eau. Ces éléments se précipitent avec du carbonate dans les bouilloires et les chaudières pour former du tartre. La dureté nuit à la formation de mousse, entraîne l’utilisation d’une plus grande quantité de savon et crée un résidu savonneux. Bien des propriétaires décident de se procurer un adoucisseur d’eau, qui sert à remplacer les ions calcium et magnésium par des ions sodium ou potassium. Une dureté (sous forme de carbonate de calcium) supérieure à 80 mg/L pourrait nécessiter l’emploi d’un adoucisseur d’eau.

Chlorure

Des concentrations de chlorure supérieures à 250 mg/L peuvent donner un goût salé à l’eau et peuvent faire rouiller les tuyaux.

Fer et manganèse

L’eau de puits dont la teneur en fer excède 0,3 mg/L et dont la teneur en manganèse dépasse 0,05 mg/L peut tacher les appareils sanitaires et les vêtements; l’eau peut avoir une coloration de rouille ou présenter de petits grains noirs. Elle peut aussi avoir mauvais goût et provoquer un encrassement bactérien de la crépine du puits.

pH

Un pH inférieur à 6,5 ou supérieur à 8,5 peut entraîner la corrosion des tuyaux.

Liste de vérification pour la qualité de l’eau

Prélevez un échantillon à trois dates différentes – de préférence à une semaine d'intervalle – à partir d'un robinet situé entre la pompe du puits et tout appareil de traitement de l'eau et(ou) le réservoir sous pression afin de mesurer les coliformes totaux, la bactérie E. coli et les nitrates.

L'un des échantillons doit servir à mesurer le sodium, la dureté, les sulfates, les chlorures, le plomb, le fer, le manganèse et le pH.

Demandez au propriétaire des copies des analyses antérieures de la qualité de l'eau. Cherchez à savoir si des problèmes liés à la qualité de l'eau ont été constatés : maladies gastriques fréquentes (bactéries), odeurs (sulfure d'hydrogène, méthane), taches de rouille (fer), tartre (dureté), dépôts verdâtres dans les robinets (fer ou manganèse), goût salé (chlorures), goût amer (sulfates).

Passez en revue, avec le propriétaire, le fonctionnement de tout dispositif de traitement de l'eau, et demandez-lui ce qui a motivé son ajout (adoucisseur d'eau, système de désinfection, système d'osmose inverse, poste de chloration, etc.). Demandez à voir le manuel d'utilisation de tous les appareils de traitement.

Prenez-vous un verre d'eau pour y goûter (salée, amère), pour la sentir (sulfure d'hydrogène, méthane), pour déceler un problème de limpidité (petites particules) ou de coloration (une couleur rouille peut indiquer une forte teneur en fer). Tenez compte du fait que vous boirez cette eau tous les jours si vous achetez cette maison.

Recherchez la présence de tartre sur les appareils sanitaires et la robinetterie, un signe de dureté de l'eau. Soulevez le couvercle du réservoir de la toilette et inspectez le fond pour y trouver la présence de sable, de sédiments, de particules de rouille, de tartre, de croissance d’organismes biologiques ou tout autre signe pouvant laisser croire à un problème de qualité de l’eau.

Est-ce que le chauffe-eau dégage une odeur d'oeufs pourris? Cela indique la présence de sulfure d'hydrogène, un gaz qui peut entraîner la corrosion des tuyaux.

Le forage d’un nouveau puits

Le coût d’un nouveau puits dépend de la profondeur de forage et du marché local. Le forage et le tubage sont normalement facturés par les entrepreneurs spécialisés autorisés à un coût fixe par mètre (ou par pied) de profondeur, tandis que l’installation du coulis, du joint d’étanchéité, du couvercle et de la crépine est normalement facturée à un coût fixe par puits.

Les installations septiques

L’installation septique reçoit les eaux usées de la maison (éviers, douches, toilettes, lave-vaisselle, laveuse), leur fait subir un traitement et retourne l’effluent traité à la nappe phréatique. Une installation septique ordinaire se compose de deux éléments : la fosse septique et le champ d’épuration.